PartitionnementInstallationrc.confUtilisateursFranciserEncodagexorg.conf




Pré-requis

Ce tutoriel va vous aider à installer et configurer Archlinux, cette partie ne couvre que le système de base, vous pouvez vous référer à la section traitant de xorg pour les interfaces graphiques.

La configuration minimum requise par Archlinux est :

  • cpu : i686/x86_64 (Pentium Pro ou supérieur et compatibles1) ;
  • ram : 64 Mo pour une installation de base et 160Mo pour une utilisation avec interface grahique.

Il existe néanmoins la distribution Lowarch pour les configurations plus anciennes (elle est à nouveau maintenue : dépôt Archlinux-586).

La distribution a comme particularité d’être très à jour, facile à configurer et très rapide. Elle propose nativement 2 méthodes pour installer les programmes (paquets / packages), en binaire déjà compilés ou compilés depuis les sources à l'aide d'un système détaillé dans le chapitre ABS.

Archlinux utilise un système de « release » tournante2), vous N'AVEZ PAS BESOIN DE LA RÉINSTALLER A CHAQUE NOUVELLE VERSION : il n'y a pas de versions. Les paquets sont mis à jour quotidiennement, ce qui vous permet de maintenir très facilement votre distribution à jour.

Prévoyez un peu de temps (~2h) et n'hésitez pas à consulter les wiki (fr / en) ou nous contacter par le biais du forum, de l'irc ou dans le salon Jabber.

Une connexion à Internet est recommandée pendant l’installation, donc même si, à priori, la majorité des cartes sont détectées à l’installation, il est préférable de connaître le nom du module (pilote) nécessaire au bon fonctionnement de votre carte réseau au cas où elle ne serait pas automatiquement détectée.
Vous pouvez tout de même vous affranchir de l’utilisation d’Internet, si votre dispositif réseau n’est pas reconnu par exemple. Il vous faudra alors utiliser l’image core pour l’installation (cf. la section suivante).

Les médias d'installation

Vous pouvez obtenir les derniers médias en allant ici : http://www.archlinux.fr/telecharger

Les répertoires des images ISO, contiennent parfois des petits fichiers texte du genre : README.txt ou known_issues.txt, dont la lecture est recommandée.
Ceux-ci apportent souvent des informations complémentaires de « dernière minute » concernant d’éventuels bugs ou conseils pré/post-installation.

Il existe 2 types de fichiers pouvant être téléchargés :

  • .iso: image de CD à graver ;
  • .img: image d'un disque pouvant être utilisée pour les clés usb3).

De plus, 2 types d'images sont disponibles :

  • netinstall: Installation complète via internet, à jour directement, nécessite une connexion à internet et une carte réseau reconnue (recommandée). Cette image est proposée avec le chargeur de démarrage grub ou isolinux pour ceux qui auraient des soucis avec certains lecteurs de CD.
  • core: ce CD comporte les paquets du groupe base4) (système minimal).

Et enfin, l’architecture du processeur est indiquée par :

  • i686: 32 bits (processeurs intel jusqu'aux pentium4, AMD athlon, sempron…)
  • x86_64: 64 bits. (pentium4(em64t), core duo, amd phenom…)

Il est conseillé de vérifier l’intégrité des images que vous avez téléchargées avant son utilisation.
Télécharger le fichier md5sums correspondant à votre architecture sur http://mir.archlinux.fr/iso/latest/ et taper la commande suivante :

md5sum -c md5sums.<archi>

<archi> est soit i686 ou x86_64.

Pour générer votre clé usb bootable, il vous faut utiliser la commande dd, exemple pour une installation core en 32 bits et en considérant que votre clé usb correspond à /dev/sdb :

dd if=archlinux-2009.08-core-i686.img of=/dev/sdb


:!: Vérifiez bien qu’il s’agit du bon périphérique :!:
Il est recommandé d’utiliser le chemin du style /dev/disk/by-id/ pour être sûr5)

Si vous avez déjà un système GNU/linux avec une version du noyau relativement récente d'installée, vous avez aussi la possibilité d'installer Archlinux en utilisant chroot.

Quelques conseils

Quelques petits conseils avant l'installation :

  • Vérifiez que vous avez sauvegardé vos données (on ne sait jamais) ;
  • Une installation d’Archlinux ne prend pas beaucoup de place mais prévoyez ~8Go en tout (système + environnements + jeux, etc.), histoire de parer à toutes éventualités ;
  • Votre système doit pouvoir booter sur un CD ou USB (c’est mieux) ;

Archlinux utilise l'utilitaire cfdisk pour partitionner votre disque, selon le cas, il se peut que ce dernier ne se lance pas en affichant :

ERREUR FATALE: Partition primaire erronée 3: Partition se termine dans le cylindre final
Appuyer n'importe quelle clé pour quitter cfdisk

Pour pallier cette éventualité, vous pouvez partitionner votre disque par avance en utilisant par exemple Gparted Live.

Les valeurs des variables/adresses/utilisateurs et autres paramètres sont à titre d’exemple, il faut bien évidemment mettre celles qui vous correspondent et surtout celles qui correspondent à votre machine. (Le cas s'est déjà vu :-) )

L'installation

Archlinux change progressivement le format de ses paquets, si vous faites une netinstall depuis une image 2009.08, vous devriez lancer un:

pacman -Syu

après avoir configuré le réseau pour avoir la dernière version de pacman avant de se lancer dans l'installation.

Cette installation est faite avec le CD 2009.08.
On suppose que vous savez démarrer sur un CD ou une clé USB au choix, sinon la marche à suivre est pareille pour tout os/distribution.

Démarrage

Ecran de démarrage
Démarrez le PC avec le média choisi.
Vous devriez voir apparaître l’écran (à droite) qui propose entre autres les options suivantes :

  • Boot Arch Linux Live CD : démarrage normal, vos disques IDE sont reconnus comme des disques SATA/SCSI (/dev/sdxy) ;
  • Boot Arch Linux Live CD [legacy IDE, no SATA] : démarrage avec l’ancien support IDE (et pas de SATA) ;
  • Release Notes : information à propos de la version.
  • Tools :
    • Run memtest86+ (Memory Testing) : démarre un test de la mémoire,
    • Run x86test (CPU Info) : démarre un test du CPU (taper “die” pour sortir),
    • Lilo Diagnostic : permet de lancer différents tests correspondant au boot,
    • Install GRUB to hd0 MBR : permet éventuellement de réinstaller grub mais suppose qu’il existe un système utilisable,
    • Space Invaders!!: surprise :-),
  • Grub Settings :
    • Keyboard settings : modifie la map du clavier sous grub (inutile si vous faites que démarrer),
    • Color settings : modifie les couleurs de grub,
  • View Help : une aide minimaliste ;
  • More options : différentes options pour utilisateurs avancés.
  • Shutdown the computer : au cas où vous vouliez allumer l'ordinateur pour le ré-éteindre par la suite… très utile :-)
  • Reboot the computer : Des fois que vous n'avez plus de guirlandes à noël, ça peut faire l'affaire.

Login
Sélectionnez l’entrée Boot Archlive.
Après la phase de boot, on arrive sur l’écran (à droite) où il faut s’identifier en tant que root (le mot de passe est vide).


Quelques remarques:

  • vous avez à votre disposition des consoles virtuelles accessibles par Alt+F1/2/3/4/5/6/12 ;
  • l’installation se faisant dans la première (Alt+F1) ;
  • le journal de l’installation déroule dans la console 7 (Alt+F7) ;
  • la console 12 (Alt+F12) est utilisé pour les logs du noyau ;
  • vous avez à votre disposition une documentation (en anglais) dans le répertoire /arch, pour la voir :
    more /arch/arch-install-guide.txt
    more /arch/beginnersguide.txt
  • Pour les utilisateurs avancés, il existe un script qui permet de sauter les sections préparation de disques etc. (/arch/quickinst).

Sélection du clavier

Sélection de la map du clavier
Par défaut, le clavier est en qwerty mais on peut changer sa disposition.

  • Pour cela, tapez la commande : km 6)
  • Vous pouvez ensuite sélectionner votre clavier :
Français fr-latin9 (clavier avec pavé num)
Français fr-latin1 (clavier sans pavé num)
Québécois CF-Canadien
Belge be-latin1
Suisse fr_CH.map.gz

FIXME (à compléter)

Ou directement la commande suivante (clavier azerty fr) :

loadkeys fr


L’écran suivant permet de sélectionner une police pour la console (vous pouvez sélectionner skip sans problème).
Au cas où vous vous trompez, vous pouvez toujours relancer km.

Démarrage de l'installation

Démarrage de l'installation
On en arrive enfin au plus important :-)
Pour démarrer le programme d'installation, tapez:

/arch/setup


Sur cette écran de bienvenue, une recommandation: connaître le système de partitionnement de linux (swap / …) ainsi qu'un rappel sur Alt+F7 qui bascule vers la console affichant le journal de l'installation.

Menu général

Le menu d'installation ressemble à ça :
Menu global


Il est possible de se déplacer avec les flèches du clavier ou en utilisant les numéros devant les éléments du menu.
Nous allons voir les menus un par un.

Choix de l'installation

Média d'installation

Média d'installation
Le menu vous propose 2 choix :

  • cd : via le CDROM ou une partition montée avec les sources (paquets Archlinux)
  • net : via un serveur FTP/HTTP.

Si vous choisissez FTP/HTTP:

  • un message vous invite à charger le module de votre carte réseau (et éventuellement pour les utilisateurs avancés, configurer le wifi). Cela peut être fait sur l'une des consoles (Alt 2-6) libres. Normalement cela n'est pas nécessaire (pour la connexion par câble), la carte devant être reconnue automatiquement.
  • le menu suivant est proposé:



Configuration du réseau

Sur cette écran sont listées vos interfaces détectées.
┌─────────── Interface selection ─────────────┐
│ Use the UP and DOWN arrows to navigate      │
│ menus.  Use TAB to switch between buttons   │
│ and ENTER to select. Select a network       │
│ interface                                   │
│ ┌─────────────────────────────────────────┐ │
│ │         eth0  52:54:00:12:34:56         │ │
│ └─────────────────────────────────────────┘ │
│                                             │
│                                             │
├─────────────────────────────────────────────┤
│           <  OK  >      <Cancel>            │
└─────────────────────────────────────────────┘
Si votre réseau le permet, vous pouvez utiliser le DHCP pour configurer l'interface.
YesAvec DHCP
NoSans
┌───────────────────────────────────────┐
│ Do you want to use DHCP?              │  
├───────────────────────────────────────┤  
│       < Yes >          < No  >        │  
└───────────────────────────────────────┘ 

En utilisant DHCP

Recherche d'un serveur DHCP
┌─────────────────────────────────────────────────┐
│ Please wait. Polling for DHCP server on eth0... │
│                                                 │
└─────────────────────────────────────────────────┘
Réseau configuré.
┌─────────────────────────────────────────────────┐
│ The network is configured.                      │
│                                                 │
└─────────────────────────────────────────────────┘

Attribuer une IP manuellement

Les différentes adresses ci-dessous sont données à titre d’exemple. Il est fort probable que ce ne soit pas ainsi chez vous. Dans la majorité des cas vous vous trouvez dans un réseau de classe C et la convention veut que les IPs de cette classe sont de la forme 192.168.x.yx correspond au sous-réseau et y à une machine7). En classe C, le masque de sous-réseau reste à 255.255.255.0.
Par exemple, vous pouvez vous trouver sur un sous-réseau en 192.168.1.y. La passerelle peut être 192.168.1.2 et votre machine 192.168.1.4.

Adresse IP
┌─────────────────────────────────────────────────┐
│ Enter your IP address                           │ 
│ ┌─────────────────────────────────────────────┐ │ 
│ │ 192.168.0.2                                 │ │ 
│ └─────────────────────────────────────────────┘ │ 
├─────────────────────────────────────────────────┤ 
│         <  OK  >         <Cancel>               │ 
└─────────────────────────────────────────────────┘ 
Masque de sous-réseau
┌─────────────────────────────────────────────────┐
│ Enter your netmask                              │ 
│ ┌─────────────────────────────────────────────┐ │ 
│ │ 255.255.255.0                               │ │ 
│ └─────────────────────────────────────────────┘ │ 
├─────────────────────────────────────────────────┤ 
│         <  OK  >         <Cancel>               │ 
└─────────────────────────────────────────────────┘ 
Adresse de diffusion
┌─────────────────────────────────────────────────┐
│ Enter your broadcast                            │ 
│ ┌─────────────────────────────────────────────┐ │ 
│ │ 192.168.0.255                               │ │ 
│ └─────────────────────────────────────────────┘ │ 
├─────────────────────────────────────────────────┤ 
│         <  OK  >         <Cancel>               │ 
└─────────────────────────────────────────────────┘ 
Adresse IP de la passerelle
┌─────────────────────────────────────────────────┐
│ Enter your gateway (optional)                   │ 
│ ┌─────────────────────────────────────────────┐ │ 
│ │ 192.168.0.1                                 │ │ 
│ └─────────────────────────────────────────────┘ │ 
├─────────────────────────────────────────────────┤ 
│         <  OK  >         <Cancel>               │ 
└─────────────────────────────────────────────────┘ 
Serveur de DNS
┌─────────────────────────────────────────────────┐
│ Enter your DNS server IP                        │ 
│ ┌─────────────────────────────────────────────┐ │ 
│ │ 192.168.0.1                                 │ │ 
│ └─────────────────────────────────────────────┘ │ 
├─────────────────────────────────────────────────┤ 
│         <  OK  >         <Cancel>               │ 
└─────────────────────────────────────────────────┘ 
Adresse du proxy.
2 fenêtres se suivent, la première pour le proxy HTTP, la seconde pour le FTP.
Si vous n'en utilisez pas, laissez la case vide.
┌───────────────────────────────────────────────────────────────┐
│ Enter your HTTP proxy server, for example:                    │  
│ http://name:port                                              │  
│ http://ip:port                                                │  
│ http://username:password@ip:port                              │  
│                                                               │  
│  Leave the field empty if no proxy is needed to install.      │  
│ ┌───────────────────────────────────────────────────────────┐ │  
│ │                                                           │ │  
│ └───────────────────────────────────────────────────────────┘ │  
│                                                               │  
├───────────────────────────────────────────────────────────────┤  
│                 <  OK  >         <Cancel>                     │  
└───────────────────────────────────────────────────────────────┘ 
Vérification des données founies
┌───────────────────────────────────────────────────────────────┐
│ Are these settings correct?                                   │  
│                                                               │  
│ IP address:           192.168.0.2                             │  
│ Netmask:              255.255.255.0                           │  
│ Gateway:              192.168.0.1                             │  
│ DNS server:           192.168.0.1                             │  
│ HTTP proxy server:                                            │  
│ FTP proxy server:                                             │  
├───────────────────────────────────────────────────────────────┤  
│                 <  Yes  >         < No  >                     │  
└───────────────────────────────────────────────────────────────┘

Tester le réseau

Alt+F2 et tapez:

ping -c3 mir.archlinux.fr


Miroir d'installation

Le serveur principal ftp.archlinux.org est bridé, il est préférable d'en sélectionner un autre.
Par exemple, un serveur situé proche de chez vous8).
Les serveurs *.archlinuxfr.org ne sont plus disponibles même s'ils s'affichent dans la liste.

┌─────────────── Mirror selection ─────────────────┐
│ Use the UP and DOWN arrows to navigate menus.    │
│ Use TAB to switch between buttons and ENTER to   │
│ select. Select an FTP/HTTP mirror                │
│ ┌───↑(-)───────────────────────────────────────┐ │
│ │   http://mir.archlinux.fr                _   │ │
│ │   ftp://mir1.archlinuxfr.org             _   │ │
│ │   ftp://mir2.archlinuxfr.org             _   │ │
│ │   http://mir1.archlinuxfr.org            _   │ │
│ │   http://mir2.archlinuxfr.org            _   │ │
│ │   ftp://distrib-coffee.ipsl.jussieu.fr   _   │ │
│ │   http://distrib-coffee.ipsl.jussieu.fr  _   │ │
│ │   ftp://ftp.free.fr                      _   │ │
│ │   ftp://ftp.rez-gif.supelec.fr           _   │ │
│ │   ftp://www.archlinuxppc.org             _   │ │
│ │   ftp://ftp5.gwdg.de                     _   │ │
│ │   http://ftp5.gwdg.de                    _   │ │
│ └───↓(+)───────────────────────────────────────┘ │
│                                                  │
│                                                  │
├──────────────────────────────────────────────────┤
│             <  OK  >       <Cancel>              │
└──────────────────────────────────────────────────┘


Le miroir sélectionné se placera en premier dans la liste des serveurs de pacman (voir plus bas).

Réglage zone/date/heure

Menu général
┌────── Date/time configuration ─────────┐
│ Use the UP and DOWN arrows to navigate │
│ menus.  Use TAB to switch between      │
│ buttons and ENTER to select.           │
│ ┌────────────────────────────────────┐ │
│ │   1  Select region and timezone    │ │
│ │   2  Set time and date             │ │
│ │   3  Return to Main Menu           │ │
│ └────────────────────────────────────┘ │
│                                        │
│                                        │
├────────────────────────────────────────┤
│         <  OK  >     <Cancel>          │
└────────────────────────────────────────┘
Sélection du fuseau horaire.
┌─────── Please select a region ─────────┐
│ Use the UP and DOWN arrows to navigate │
│ menus.  Use TAB to switch between      │
│ buttons and ENTER to select.           │
│ ┌────────────────────────────────────┐ │
│ │           Africa      -            │ │
│ │           America     -            │ │
│ │           Antarctica  -            │ │
│ │           Arctic      -            │ │
│ │           Asia        -            │ │
│ │           Atlantic    -            │ │
│ │           Australia   -            │ │
│ │           Europe      -            │ │
│ │           Indian      -            │ │
│ │           Pacific     -            │ │
│ └────────────────────────────────────┘ │
│                                        │
│                                        │
├────────────────────────────────────────┤
│         <  OK  >     <Cancel>          │
└────────────────────────────────────────┘
┌────── Please select a timezone ────────┐
│ Use the UP and DOWN arrows to navigate │
│ menus.  Use TAB to switch between      │
│ buttons and ENTER to select.           │
│ ┌───────────↑(-)─────────────────────┐ │
│ │           Lisbon       -           │ │
│ │           Ljubljana    -           │ │
│ │           London       -           │ │
│ │           Luxembourg   -           │ │
│ │           Madrid       -           │ │
│ │           Malta        -           │ │
│ │           Mariehamn    -           │ │
│ │           Minsk        -           │ │
│ │           Monaco       -           │ │
│ │           Moscow       -           │ │
│ │           Oslo         -           │ │
│ │           Paris        -           │ │
│ └───────────↓(+)─────────────────────┘ │
│                                        │
│                                        │
├────────────────────────────────────────┤
│         <  OK  >     <Cancel>          │
└────────────────────────────────────────┘
Sélection du mode de réglage de l'horloge matérielle.
UTC si votre horloge matérielle est réglée sur UTC (ex GMT).
local si elle est réglée sur l'heure… locale. (Si vous êtes en dual boot avec windows, local est le bon choix)
┌───────────── Clock configuration ────────────────┐
│ Use the UP and DOWN arrows to navigate menus.    │
│ Use TAB to switch between buttons and ENTER to   │
│ select. Is your hardware clock in UTC or local   │
│ time? UTC is recommended                         │
│ ┌──────────────────────────────────────────────┐ │
│ │                 UTC                          │ │
│ │                 localtime                    │ │
│ └──────────────────────────────────────────────┘ │
│                                                  │
│                                                  │
├──────────────────────────────────────────────────┤
│             <  OK  >       <Cancel>              │
└──────────────────────────────────────────────────┘
Réglage de la date.
Réglage de l'heure.
ntp permet de régler automatiquement en se basant sur un serveur.
┌───────────────── Date/time configuration ───────────────────┐
│ Use the UP and DOWN arrows to navigate menus.  Use TAB to   │
│ switch between buttons and ENTER to select. According to    │
│ your settings and your hardwareclock, the date should now   │
│ be Mon Sep 28 13:16:26 EEST 2009.  If this is incorrect,    │
│ you can correct this now                                    │
│ ┌─────────────────────────────────────────────────────────┐ │
│ │          return  Looks good. back to main menu          │ │
│ │          ntp     Set time and date using ntp            │ │
│ │          manual  Set time and date manually             │ │
│ └─────────────────────────────────────────────────────────┘ │
│                                                             │
│                                                             │
├─────────────────────────────────────────────────────────────┤
│                 <  OK  >         <Cancel>                   │
└─────────────────────────────────────────────────────────────┘

Partitionnement du/des disques durs

Le partitionnement n'est pas une opération sans risque, il est préférable de sauvegarder ses données au préalable.

Menu disque dur
Entrons dans le menu 1 Prepare Hard Drive.

Le menu offre 5 options:



Auto partitionnement

Cette entrée prend le disque sélectionné parmi ceux détectés et propose un partitionnement:

/boot en ext2, 32 Mo sont largement suffisant, cette partition ne contiendra que le noyau (+ l'image montée en mémoire) et les fichiers de configuration de grub.
┌───────────────────────────────────────────────────────────────┐
│ Enter the size (MiB) of your /boot partition.  Minimum value  │  
│ is 16.                                                        │  
│                                                               │  
│ Disk space left: 10737 (MegaByte/MB)                          │  
│ ┌───────────────────────────────────────────────────────────┐ │  
│ │32                                                         │ │  
│ └───────────────────────────────────────────────────────────┘ │  
└───────────────────────────────────────────────────────────────┘ 
La swap est historiquement égale à 2 x RAM, mais au delà de 1 Go de RAM, mettre la même quantité est suffisant, on peut même s'en passer au delà de 2 Go (selon les utilisations, et en mode manuel).
Elle est néanmoins bien utile pour l'hibernation.
┌───────────────────────────────────────────────────────────────┐
│ Enter the size (MiB) of your swap partition.  Minimum value   │  
│ is > 0.                                                       │  
│                                                               │  
│ Disk space left: 10705 (MegaByte/MB)                          │  
│ ┌───────────────────────────────────────────────────────────┐ │  
│ │512                                                        │ │  
│ └───────────────────────────────────────────────────────────┘ │  
└───────────────────────────────────────────────────────────────┘
Pour /, le choix dépend de l'utilisation (de quelques centaines de Mo à des Go).
8 Go sont un bon compromis vu les espaces disponibles sur les configurations actuelles.
┌───────────────────────────────────────────────────────────────┐
│ Enter the size (MiB) of your / partition.  The /home          │  
│ partition will use the remaining space.                       │  
│                                                               │  
│ Disk space left: 10193 (MegaByte/MB)                          │  
│ ┌───────────────────────────────────────────────────────────┐ │  
│ │7500                                                       │ │  
│ └───────────────────────────────────────────────────────────┘ │  
└───────────────────────────────────────────────────────────────┘ 
Il vous indique par la suite la quantité d'espace restante pour /home
┌─────────────────────────────┐
│ 1332 MiB will be used for   │  
│ your /home partition.  Is   │  
│ this OK?                    │  
├─────────────────────────────┤  
│     < Yes >   < No  >       │  
└─────────────────────────────┘  
Hormis l'ext2 qui n'est pas un système journalisé, le choix est personnel.
L'ext3 étant le choix historique, ext4 est plus récent mais est néanmoins stable.
┌────────── Filesystem selection ─────────────┐
│ Use the UP and DOWN arrows to navigate      │
│ menus.  Use TAB to switch between buttons   │
│ and ENTER to select. Select a filesystem    │
│ for / and /home:                            │
│ ┌─────────────────────────────────────────┐ │
│ │            ext2      Ext2               │ │
│ │            ext3      Ext3               │ │
│ │            ext4      Ext4               │ │
│ │            reiserfs  Reiser3            │ │
│ │            xfs       XFS                │ │
│ │            jfs       JFS                │ │
│ │            vfat      VFAT               │ │
│ └─────────────────────────────────────────┘ │
│                                             │
│                                             │
├─────────────────────────────────────────────┤
│           <  OK  >      <Cancel>            │
└─────────────────────────────────────────────┘
Confirmation.
┌───────────────────────────┐
│ ext4 will be used for /   │  
│ and /home. Is this OK?    │  
├───────────────────────────┤  
│     < Yes >   < No  >     │  
└───────────────────────────┘  
Après ça, plus de retour possible sur vos données!
Le disque sera entièrement effacé.
┌───────────────────────────────┐
│ /dev/sda will be COMPLETELY   │  
│ ERASED!  Are you absolutely   │  
│ sure?                         │  
├───────────────────────────────┤  
│     < Yes >   < No  >         │  
└───────────────────────────────┘  
Après une série de message (partitionnement… formatage…), vous devriez avoir un message de succès.
┌────────────────────┐
│ Auto-prepare was   │  
│ successful         │  
├────────────────────┤  
│     <  OK  >       │  
└────────────────────┘  

Sélection des paquets

Partitionnement manuel

Cette entrée permet de définir un partitionnement personnel.


Pour ce tutoriel, nous allons choisir le schéma de partitionnement par défaut:

  • / et un /home en ext4
  • /boot en ext2


Sélection du disque à partitionner.
Une fois le disque sélectionné, l'utilitaire cfdisk est lancé.
Lorsque qu'on quitte cfdisk, on retourne à l'écran de sélection des disques.
Si le disque n'est pas listé, vous pouvez sélectionner OTHER et rentrer le chemin du disque.
┌────────────────────────────────────────┐
│ Select the disk you want to partition  │  
│ ┌────────────────────────────────────┐ │  
│ │         /dev/sda  _                │ │  
│ │         OTHER     -                │ │  
│ │         DONE      +                │ │  
│ └────────────────────────────────────┘ │  
├────────────────────────────────────────┤  
│      <  OK  >         <Cancel>         │  
└────────────────────────────────────────┘  
Après avoir sélectionné votre disque à partitionner, comme marqué dans la petite notice qui s'affiche, cfdisk vous demandera peut-être de redémarrer. Il vous suffira de refaire le même parcours que maintenant pour l'installation sans partitionner et d'aller à l'étape suivante.Cfdisk
Une fois, le partitionnement fini et que vous avez quitter cfdisk en sélectionnant Write et non Quit, vous pouvez sélectionner DONE.
┌────────────────────────────────────────┐
│ Select the disk you want to partition  │  
│ ┌────────────────────────────────────┐ │  
│ │         /dev/sda  _                │ │  
│ │         OTHER     -                │ │  
│ │         DONE      +                │ │  
│ └────────────────────────────────────┘ │  
├────────────────────────────────────────┤  
│      <  OK  >         <Cancel>         │  
└────────────────────────────────────────┘

Montage des partitions

Seulement si vous avez sélectionné le partitionnement manuel, il vous faudra indiquer les points de montage des partitions.

Détection des disques
┌──────────────── Disc selection ──────────────────┐
│ Use the UP and DOWN arrows to navigate menus.    │
│ Use TAB to switch between buttons and ENTER to   │
│ select. Select the disk you want to partition    │
│ (select DONE when finished)                      │
│ ┌──────────────────────────────────────────────┐ │
│ │                 /dev/sda  _                  │ │
│ │                 OTHER     -                  │ │
│ │                 DONE      +                  │ │
│ └──────────────────────────────────────────────┘ │
│                                                  │
│                                                  │
├──────────────────────────────────────────────────┤
│             <  OK  >       <Cancel>              │
└──────────────────────────────────────────────────┘
Menu de gestion des disques:
Ce menu récapitule aussi les modifications à apporter (dans la 2ème colonne).
┌─────────────────────── Manage filesystems ─────────────────────────┐
│ Use the UP and DOWN arrows to navigate menus.  Use TAB to switch   │
│ between buttons and ENTER to select. Here you can manage your      │
│ filesystems, block devices and virtual devices (device mapper).    │
│ Note that you don't *need* to specify opts, labels or extra params │
│ if you're not using lvm, dm_crypt, etc.                            │
│ ┌────────────────────────────────────────────────────────────────┐ │
│ │                     /dev/sda1  raw->no_fs                      │ │
│ │                     /dev/sda2  raw->no_fs                      │ │
│ │                     /dev/sda3  raw->no_fs                      │ │
│ │                     /dev/sda4  raw->no_fs                      │ │
│ │                     DONE       _                               │ │
│ └────────────────────────────────────────────────────────────────┘ │
│                                                                    │
│                                                                    │
├────────────────────────────────────────────────────────────────────┤
│                   <  OK  >          <Cancel>                       │
└────────────────────────────────────────────────────────────────────┘
Exemple avec la sélection de la partition /boot.
Vous pouvez choisir ext2 et formater la partition.
┌────────── Select the mountpoint ────────────┐
│ Use the UP and DOWN arrows to navigate      │
│ menus.  Use TAB to switch between buttons   │
│ and ENTER to select. Select a mountpoint    │
│ for /dev/sda1                               │
│ ┌─────────────────────────────────────────┐ │
│ │    /       root                         │ │
│ │    /boot   files for booting            │ │
│ │    /etc    config files                 │ │
│ │    /home   home directories             │ │
│ │    /tmp    temporary files              │ │
│ │    custom  enter a custom mountpoint    │ │
│ └─────────────────────────────────────────┘ │
│                                             │
│                                             │
├─────────────────────────────────────────────┤
│           <  OK  >      <Cancel>            │
└─────────────────────────────────────────────┘
Vous pouvez éventuellement spécifier des options supplémentaires pour le formatage, laissez vide en cas de doute.
┌────────────────────────────┐
│ Enter any additional opts  │
│ for mkfs.ext2              │
│ ┌────────────────────────┐ │
│ │                        │ │
│ └────────────────────────┘ │
├────────────────────────────┤
│   <  OK  >  <Cancel>       │
└────────────────────────────┘
Faire la même chose pour les autres partitions.
Après une série de message (partitionnement… formatage…), vous devriez avoir un message de succès.
┌──────────────────────────────────────────────────────────────┐
│ Partitions were succesfully monted.                          │
├──────────────────────────────────────────────────────────────┤  
│                          <  OK  >                            │  
└──────────────────────────────────────────────────────────────┘ 


Sélection des paquets

Choix des groupes

Les paquets pour l'installation par média (CD ou clé USB) doivent se trouver dans /src/core/pkg, si vous voulez utiliser votre propre compilation (que vous aurez peut être téléchargé avant), il suffit de monter (et éventuellement lier) le répertoire des paquets dans /src/core/pkg.

Le choix des paquets se fait en 2 temps:

  • Choisir le groupe: base et/ou base-devel sont disponibles.
  • Choisir les paquets du/des groupes: ceux par défaut sont pré-sélectionnés.

Il est important de garder à l'esprit que sous Archlinux, les groupes base et base-devel sont considérés par les mainteneurs comme implicitement installés.
base comportant les outils de base, base-devel comportant les outils de développement tel que make, autoconf, etc.
Il est vivement conseillé de cocher les deux (surtout si vous comptez utiliser AUR, rajouter des éléments si nécessaire mais n'enlevez un élément que si vous savez ce que vous faites.

Installation des paquets

Une fois les paquets sélectionnés, cette entrée lance le téléchargement (si c'est par FTP/HTTP) puis l'installation.

Démarrage
┌────────────────────────────────────────┐
│ Package installation will begin now.   │  
│ You can watch the output in the        │  
│ progress window. Please be patient.    │  
├────────────────────────────────────────┤  
│               <  OK  >                 │  
└────────────────────────────────────────┘  
Téléchargement (si source = net) et installation en cours…
┌─────────────────── Installing... Please Wait ──────────────────────┐
│ downloading dcron-3.2-3-i686.pkg.tar.gz...                         │  
│ downloading dhcpcd-4.0.10-1-i686.pkg.tar.gz...                     │  
│                                                                    │
└────────────────────────────────────────────────────────────────────┘
Récapitulatif de l'opération et fin.
┌──────────────────────Installation Complete─────────────────────────┐
│ Installing Packages...                                             │  
│                                                                    │  
│ resolving dependencies...                                          │  
│ looking for inter-conflicts...                                     │  
├────↓(+)────────────────────────────────────────────────────5%──────┤  
│                             <Continue>                             │  
└────────────────────────────────────────────────────────────────────┘

Configuration du système

Une fois le système installé, faut passer à la configuration, celle ci se passe en 2 étapes.

Une fenêtre vous propose si vous avez configuré votre réseau auparavant d'inscrire votre configuration dans les bons fichiers de configuration.
┌──────────────────────────────────────────────────────┐
│ Do you want to use the network settings from the     │  
│ installer in rc.conf and resolv.conf?                │  
│                                                      │  
│ If you used Proxy settings, they will be written to  │  
│ /etc/profile/proxy.sh                                │  
├──────────────────────────────────────────────────────┤  
│                < Yes >        < No  >                │  
└──────────────────────────────────────────────────────┘  

Choix de l'éditeur

Le choix de l'éditeur.
nano ou vi, ceux qui connaissent vi le choisiront, pour les autres, nano est plus accessible, il faut connaitre Ctrl-X qui permet de sauver puis quitter.
┌────────── Text editor selection ────────────┐
│ Use the UP and DOWN arrows to navigate      │
│ menus.  Use TAB to switch between buttons   │
│ and ENTER to select. Select a Text Editor   │
│ to Use                                      │
│ ┌─────────────────────────────────────────┐ │
│ │           nano  nano (easier)           │ │
│ │           joe   joe's editor            │ │
│ │           vi    vi (advanced)           │ │
│ └─────────────────────────────────────────┘ │
│                                             │
│                                             │
├─────────────────────────────────────────────┤
│           <  OK  >      <Cancel>            │
└─────────────────────────────────────────────┘

Configuration

Menu de configuration

Une fois la détection passée, on arrive au menu qui liste les différents fichiers de configuration:



/etc/rc.conf

C'est le fichier central de configuration du système Archlinux. Il permet de regrouper plusieurs éléments tels que le chargement de module, le réseau ou encore les services en un seul fichier.

Un exemple est disponible ici Un article à jour (en dehors de l'installation) est disponible ici

Localisation
  • LOCALE: Langue par défaut.
    /etc/locale.gen contient la liste des locales pouvant être générées.
    Pour lister les locales déjà générées:
    locale -a
  • HARDWARECLOCK: Configuration de l'horloge interne. (UTC / localtime).
  • USEDIRECTISA: Contrôle la façon dont hwclock accède à l'horloge, (laissez par défaut).
  • TIMEZONE: Votre fuseau horaire.
    Ce n'est rien d'autre qu'un fichier dont la liste est disponible dans /usr/share/zoneinfo.
  • KEYMAP: Votre disposition de clavier sous la console.
    De même que le fuseau horaire, la liste est disponible dans /usr/share/kbd/keymaps.
  • CONSOLEFONT: Police de caractères en mode console.
    /usr/share/kbd/consolefonts.
  • CONSOLEMAP: Table de correspondance.
    A définir si la police sélectionné a un jeu de caractère différent de l'UTF-8.
    /usr/share/kbd/unimaps.
  • USECOLOR: Utilisation des couleurs pour les messages lors du démarrage. (“yes” par défaut)


Paramètres usuelles:

Variable/Langue Français Québécois Belge Suisse
LOCALE fr_FR.utf8 fr_CA.utf8 fr_BE.utf8 fr_CH.utf8
TIMEZONE Europe/Paris America/Montreal Europe/Brussels Europe/Zurich
KEYMAP fr-latin9 cf be-latin1 fr_CH
CONSOLEFONT lat9w-16 lat9w-16 lat9w-16 lat9w-16


Matériel
  • MOD_AUTOLOAD: UDEV est utilisé lors du démarrage, si vous voulez l'empêcher de charger les modules automatiquement, définissez cette variable à no.
  • MODULES: Cette variable définit l'ensemble des modules à charger explicitement (en plus de l'auto-détection de UDEV si celle ci est activée).
  • USELVM: Scanne les volumes LVM au démarrage.


'!' devant le nom d'un module empêche son chargement même si l'auto-détection (MOD_AUTOLOAD) est activée.

Si votre module est détecté et chargé mais fonctionne mal (pour cause de chronologie dans le chargement), vous pouvez faire ceci:

MODULES=([...] !votre_module votre_module [...])


Ce qui indique au système de ne pas charger ce module par UDEV.


Réseau
  • HOSTNAME: Nom de la machine. Devrait aussi être mis dans /etc/hosts.
  • Réseau de base:
    • INTERFACES: Liste des interfaces à monter, chacune devant avoir sa configuration propre.
      La configuration étant soit “dhcp”, soit les arguments de ifconfig, exemple:
      eth0="eth0 192.168.0.2 netmask 255.255.255.0 up"
      INTERFACES=(eth0)
      
    • ROUTES: Liste des passerelles, chacune devant avoir sa configuration.
      La configuration étant les paramètres de route, exemple;
      gateway="default gw 192.168.0.1"
      ROUTES=(gateway)
      

La configuration d'une interface wifi se fait par le biais de /etc/conf.d/wireless où l'on donne les arguments de iwconfig:

wlan_eth0="eth0 mode managed essid default"
WLAN_INTERFACES=(eth0)

  • Profiles réseaux: Il est aussi possible de définir différents profiles réseaux, ou une configuration wifi plus accessible par le biais de fichiers de description dans /etc/network.d, un article wiki approfondit leur utilisation ici.
Services
  • DAEMONS: Liste des daemons/services au démarrage, lancés dans l'ordre.


! désactive et @ permet de lancer en tâche de fond, le programme suivant est lancé sans attendre la fin du précédent.




/etc/fstab

Ce fichier décrit les différents volumes et leur système de fichiers.
Si vous comptez utiliser un gestionnaire de bureau, il n'est pas nécessaire de définir tous les volumes, seul ceux qui sont strictement nécessaire au système le seront.

(Depuis l'installation, si vous avez sélectionné l'auto-détection, votre fichier doit être pré-rempli)

# /etc/fstab: static file system information
#
# <file system>        <dir>         <type>    <options>          <dump> <pass>
none                   /dev/pts      devpts    defaults            0      0
none                   /dev/shm      tmpfs     defaults            0      0


#/dev/cdrom /media/cdrom   auto    ro,user,noauto,unhide   0      0

UUID=6da61eb3-057b-4539-9d25-03db925926a5 /boot ext2 defaults 0 2
UUID=92016615-e4f1-400b-ac34-5a2cec5f3481 swap swap defaults 0 0
UUID=ae71cdbd-d99e-4fdd-83f2-75d8517a1661 /home ext4 defaults 0 2
UUID=dc4ed341-5d0f-49f1-b9fd-f6857ab9a7ae / ext4 defaults 0 1


Chaque ligne est composée de:

  • Périphérique: Peut être un label, uuid ou fichier périphérique.
    Pour voir la correspondance uuid,label / volumes:
    ls -l /dev/disk/by-{uuid,label}/
  • Répertoire de montage.
  • Système de fichiers.
  • Option de montage: cf man mount pour plus d'informations.
  • Sauvegarde: Cette entrée est utilisée par le programme dump pour savoir s'il faut sauver le volume.
  • Vérification: Celle ci est utilisée par fsck (vérification de disque) pour savoir si le volume doit être vérifié.
    La partition root / devrait avoir 1 et les autres 2, 0 pour empêcher la vérification.


/etc/mkinitcpio.conf

C'est le fichier de configuration de l'image initrd (image des modules (entre autre) pré-chargés au démarrage).
Le mieux serait de le laisser inchangé ou éventuellement rajouter usbinput dans HOOKS si vous avez un clavier USB.

Si vous rencontrez des problèmes de détection de disque avec un contrôleur IDE, vous pouvez essayer de remplacer *piix par ide_generic.



/etc/modprobe.conf

Fichier pour le chargement de modules et/ou le paramétrage de ceux-ci:

Le chargement des modules se faisant par le biais de /etc/rc.conf, on ne mettra que les éventuelles options ici.

Normalement rien à mettre là dedans.



/etc/resolv.conf

Si vous n'êtes pas en DHCP, il faut rentrer ici les DNS pour que votre réseau fonctionne, exemple:

#
# /etc/resolv.conf
#
#search < yourdomain.tld >
#nameserver < ip >
nameserver 208.67.222.222
nameserver 208.67.220.220

Si vous avez fait une installation via DHCP et/ou configuré votre carte réseau pour utiliser DHCP vous pouvez faire un simple:

cp /etc/resolv.conf /mnt/etc/resolv.conf


/etc/hosts

C'est le fichier de configuration des hôtes du réseau. Vérifiez bien que le nom de votre PC est bien présent sur la ligne localhost.

#
# /etc/hosts: static lookup table for host names
#
#< ip-address >   < hostname.domain.org >   < hostname >

127.0.0.1               localhost.localdomain   localhost mon_pc_qui_arrache


/etc/hosts.deny et /etc/hosts.allow

Ces fichier liste permissions d'accès réseau à la machine.
Par défaut, aucune autorisation n'est donnée.
Les autorisations sont à mettre dans /etc/hosts.allow et les interdictions dans /etc/hosts.deny.
Le format du fichier est:

liste des daemon : liste des clients : [commande shell|option]

man host_access -S 5 et man host_options pour plus d'informations.

Par exemple, pour permettre l'accès ssh aux ordinateurs sur le même sous-réseau:

sshd : 192.168.0. : allow




/etc/locale.gen

C'est le fichier permettant la génération des locales, il suffit de décommenter (enlever #) les lignes correspondants aux locales que vous souhaitez avoir sur votre machine.

fr_FR.UTF-8 UTF-8
fr_FR ISO-8859-1
fr_FR@euro ISO-8859-15




/etc/pacman.conf

Permet de configurer les dépôt, le fichier par défaut est normalement suffisant, vous pouvez vous référrer à la page traitant de pacman ou au man pacman.conf pour plus de détails.
Vous pouvez aussi en profiter pour rajouter le dépôt [archlinuxfr]



Miroir pacman

Le fichier installé par défaut a tous les miroirs commentés, n'oubliez pas d'enlever le '#' de ceux que vous voulez utiliser.

Les serveurs sont utilisés dans l'ordre de leur apparition dans le fichier, il suffit de placer la ligne du serveur que vous voulez en premier.

Le serveur principal est bridé en vitesse, il vous faut sélectionner un miroir de préférence près de chez vous.




Mot de passe root

Définition du mot de passe root.

Enter new UNIX password:                                                        
Retype new UNIX password: 


Je pense qu'étant donné que vous essayez Archlinux, vous savez déjà que rien ne s'affiche sur l'écran lorsque vous tapez votre mot de passe.




Il n'y a plus qu'à sélectionner Return to main menu, l'image ramfs est construite.

┌───────────────Rebuilding initcpio images ...──────────────────┐
│ ...                                                            │
└────────────────────────────────────────────────────────────────┘


Puis on se retrouve au menu général.



Installation du chargeur de démarrage

Le système est installé, configuré… reste plus qu'à lui mettre un chargeur de démarrage:

┌────────────────────────── Choose bootloader ─────────────────────────────┐
│ Use the UP and DOWN arrows to navigate menus.  Use TAB to switch between │
│ buttons and ENTER to select. Which bootloader would you like to use?     │
│ Grub is the Arch default.                                                │
│ ┌──────────────────────────────────────────────────────────────────────┐ │
│ │   Grub  Use the GRUB bootloader (default)                            │ │
│ │   None  Warning: you must install your own bootloader!               │ │
│ └──────────────────────────────────────────────────────────────────────┘ │
│                                                                          │
│                                                                          │
├──────────────────────────────────────────────────────────────────────────┤
│                       <  OK  >            <Cancel>                       │
└──────────────────────────────────────────────────────────────────────────┘


GRUB ou rien, le choix vous appartient, GRUB étant recommandé, sans chargeur, il est difficile de démarrer la machine quand même.

GRUB

L'installateur vous invite à éditer le fichier de configuration /boot/grub/menu.lst.
Quelques instructions:

  • timeout: indique le temps d'attente en seconde avant de démarrer l'entrée par défaut.
  • default: indique l'entrée par défaut (l'index commence à 0).
  • Une entrée est spécifié par:
    • title: le libellé affiché.
    • root: indique la partition à prendre en compte.
    • kernel: spécifie:
      • le chemin vers noyau à charger.
      • root=: la partition racine (/)
      • différentes options peuvent être rajoutées (cf udev, kernel pour plus d'infos)
    • initrd: indique le chemin vers l'image crée par mkinitcpio


Le fichier est normalement pré-rempli, il suffit juste de vérifier les chemins et de rajouter éventuellement une entrée supplémentaire si vous en avez le besoin.

GRUB numérote les disques et partitions à partir de 0, /dev/sda1 par exemple correspond à (hd0,0).

Une fois le fichier vérifié et/ou modifié, puis sauvé, GRUB vous demande l'emplacement d'écriture:

┌─────────────────────────────────────────────────┐
│ Select the boot device where the GRUB bootloader│
│ will be installed (usually the MBR)             │
│ ┌─────────────────────────────────────────────┐ │  
│ │         /dev/sda   _                        │ │  
│ │         /dev/sda1  _                        │ │  
│ │         /dev/sda2  _                        │ │  
│ │         /dev/sda3  _                        │ │  
│ │         /dev/sda4  _                        │ │  
│ └─────────────────────────────────────────────┘ │  
├─────────────────────────────────────────────────┤  
│          <  OK  >         <Cancel>              │  
└─────────────────────────────────────────────────┘ 


Sauf cas propre à votre installation, le MBR (/dev/sda dans l'exemple) est approprié.
A part si vous avez un système RAID, répondez No à la question suivante puis vous devriez avoir:

┌────────────────┐
│ GRUB was       │  
│ successfully   │  
│ installed.     │  
├────────────────┤  
│   <  OK  >     │  
└────────────────┘  


GRUB s'est installé avec succès.

Fin de l'installation

Fin de l'installation

Voilà c'est fini ! Vous n'avez plus qu'à redémarrer en lancant:

reboot


Et bienvenue sur Archlinux :-)

Configuration post-installation

Boot
Au boot, vous avez ce bel écran proposant 2 entrées:

  • Arch Linux: Démarrage normal avec ce que vous avez configuré dans le /etc/mkinitcpio.conf.
  • Arch Linux Fallback: Démarrage de secours incluant tout ce qu’a pu détecter le système lors de l'installation.

Il est important de garder à l'esprit que l’entrée Arch Linux Fallback n’est en aucun cas le démarrage « sûr » dans le sens « sans échec », le noyau chargé par cette entrée est strictement le même que l’autre, la seule chose qui diffère est le HOOK autodetect présent dans l’image initrd qui permet de se fier à l’auto-détection du système.
Pour un démarrage « sans échec », on pourra ajouter le mot clef « single » en paramètre du noyau.

Une fois démarré, vous vous retrouvez devant une magnifique (si si) console invitant à s'identifier (en utilisateur root avec le mot de passe défini à l'installation).

La personnalisation sera sommaire pour ce guide (des articles plus complets et à jour sont présent dans le wiki), nous allons aborder quelques points pour faciliter l’utilisation et la configuration avancée du système:

  • Configuration à distance: si vous avez l’accès à une autre machine, c'est tellement meilleure de configurer à partir d'une interface graphique :)
  • Ajout d'un utilisateur: prendre l'habitude (qui est déjà prise peut être) d’utiliser un simple utilisateur et de ne solliciter le root que pour les tâches administratives et surtout pas pour tester une application.
  • Pacman: un rapide tour du propriétaire ;
    • ajouter/supprimer un dépôt ;
    • ajouter/supprimer/activer/désactiver un miroir ;
    • mettre à jour la base ;
    • installer/supprimer des applications ;

Configuration à distance

Si vous n'aimez pas la console et que vous avez un autre ordinateur à portée, vous pouvez installer un serveur SSH pour vous connecter sur votre installation toute fraîche.
Pour plus d'informations, une page est consacrée à l'installation, configuration de ssh.

Tout d'abord, installons le serveur/client ssh:

pacman -Sy openssh


Ensuite, il faut permettre l'accès à votre ordinateur. Éditer /etc/hosts.allow :

#
# /etc/hosts.allow
#
sshd: 192.168.0.: allow
# End of file


Ensuite, lancez le démon sshd:

/etc/rc.d/sshd start


Si votre réseau fonctionne vous pouvez maintenant vous connecter à distance à votre nouvelle installation !

ssh root@Adresse_IP_de_ma_super_install


Si vous pensez redémarrer plusieurs fois, vous pouvez rajouter @sshd dans la ligne DAEMONS de /etc/rc.conf.

Ajout d’un utilisateur

Comme à l'accoutumée, vous pouvez vous référer à la page traitant des utilisateurs pour plus d’informations.

Le plus important à savoir est qu’un utilisateur doit appartenir à certains groupes selon les actions qu’il sera amené à effectuer, les plus courants sont :

  • audio: vous voulez utiliser votre carte son ?
  • video: une webcam peut être ?
  • lp: pour une imprimante.
  • floppy: toujours au lecteur de disquette ?
  • optical: un lecteur cd/dvd… ou blue-ray, si c’est un hd-dvd, c’était le mauvais choix :p
  • storage: des clés/disques en USB.
  • scanner: périphérique du même nom.
  • power: pour profiter de la gestion d’énergie.
  • log: afin de lire les logs en tant qu'utilisateur.
  • wheel: théoriquement le groupe des administrateurs.
  • users: vous faites aussi partie des utilisateurs.

D’autre groupes se rajouteront au fur et à mesure de l’installation de certaines applications, mais on couvre déjà la majorité des cas avec ceux là. Les groupes wheel, log par exemple ne sont pas à mettre pour tous les utilisateurs. Et évidemment, vous n’êtes pas obligés de mettre tous ceux-la.

Passons à la création de l’utilisateur :

useradd -m -s /bin/bash < nom_utilisateur >
passwd < nom_utilisateur >
usermod -G users,wheel,audio,optical,lp,scanner,log,power,floppy,storage,video < nom_utilisateur >


Dans le cas où vous voudriez ajouter un autre groupe :

# usermod -aG liste_groupe votre_nom


On peut aussi utiliser le script adduser (tapez simplement adduser) qui nous guidera dans la création de l’utilisateur de manière interactive.

Pacman

Pacman est l'élément central de la distribution, je vous conseille vivement de lire:

Brièvement, pacman est le petit bonhomme jaune et rond qui court après d… euh, non, ce n'est pas la bonne page :-)
Donc, je disais, pacman est le gestionnaire de paquets de la distribution, il permet non seulement une gestion efficace des paquets et leurs dépendances mais fournit également le moyen de compiler/personnaliser/modifier avec une facilité déconcertante les paquets qu'ils soient officiels, fournis par la communauté ou construits à partir de sources pour son usage personnel.
De plus, la communauté fr propose un outil très puissant du nom énigmatique yaourt qui permet d'en augmenter les possibilités.

Ajouter/supprimer un dépôt

La configuration est faite essentiellement dans le fichier /etc/pacman.conf.
Le plus important pour l'instant est la gestion des dépôts, par exemple:

[core]
# Add your preferred servers here, they will be used first
Include = /etc/pacman.d/mirrorlist


ou

[archlinuxfr]
Server = http://repo.archlinux.fr/i686/


Il faut indiquer:

  • Le nom du dépôt entre []
  • Son adresse sous la forme Server = url.
    On peut éventuellement inclure un fichier avec Include = chemin_fichier incluant une liste de miroirs.

Commenter ou supprimer le bloc suffit à ne plus prendre le dépôt en compte.

Certaines pages du wiki peuvent faire référence à un outil nommé yaourt, cet outil est disponible dans le dépôt [archlinuxfr], de même plusieurs paquets plus ou moins utiles sont présents dans ce dépôt (pastebin par exemple), il serait intéressant de le rajouter → [archlinuxfr]

Gestion des miroirs

Les dépôt officiels incluent en guise de serveur le fichier /etc/pacman.d/mirrorlist contenant la liste des miroirs recensés, il suffit pour en désactiver un de commenter sa ligne.

# - France
#Server = ftp://mir1.archlinuxfr.org/archlinux/$repo/os/i686
#Server = ftp://mir2.archlinuxfr.org/archlinux/$repo/os/i686
#Server = ftp://distrib-coffee.ipsl.jussieu.fr/pub/linux/archlinux/$repo/os/i686
Server = http://mir.archlinux.fr/$repo/os/i686
#Server = ftp://ftp.free.fr/mirrors/ftp.archlinux.org/$repo/os/i686


Dans cet exemple, seul mir.archlinux.fr est activé.

Mise à jour de la base

Après chaque modification du fichier de configuration et régulièrement pour prendre en compte les mise à jour, il nous faut recharger la base de données des paquets:

pacman -Sy


Installer/supprimer des applications

Les commandes les plus usuelles sont:

  • Installer:
    pacman -S application1 application2 ...
  • Supprimer:
    pacman -Rcsn application1 application2 ...

L'argument -R seul suffit à désinstaller une application, mais afin de garder un système propre, -Rcsn permet d'effacer l'application, ses dépendances ainsi que l'éventuelle application qui l'a installé.
Ça vous permet aussi de savoir si vous n'êtes pas en train de casser l'homogénéité du système.

Mettre à jour l'ensemble du système

pacman -Syu


Autre

Quelques commandes utiles supplémentaires:

  • pacman -Ss motif: recherche dans la base des logiciels installables un nom ou une description correspondant au motif.
  • pacman -Qs motif: recherche dans la base des logiciels installés un nom ou une description correspondant au motif.
  • pacman -Scc: vide le cache de pacman.
  • pacman -Ql paquet: liste des fichiers d'un paquet installé.
  • pacman -Qo chemin/fichier: donne le nom du paquet contenant ce fichier.
  • pacman -Si paquet: donne des informations sur le paquet depuis les dépôt.
  • pacman -Qi paquet: donne des informations sur le paquet depuis la base de logiciels installés.

Pour aller plus loin

Je pourrai lister une série de liens pour chaque fonction ou utilisation… mais ça serait refaire la page d'accueil.







PartitionnementInstallationrc.confUtilisateursFranciserEncodagexorg.conf

1) AMD Athlon/Duron mais les AMD K6, Transmeta Crusoe, CyrixIII et VIA-C3 ne sont pas supportés.
2) rolling release en anglais
3) les ordinateurs d’un certains âge ne peuvent pas directement démarrer sur clés usb
4) Ces paquets ne sont pas à jour cependant
5) en effet, cette notation permet de connaître la marque, la capacité et le bus utilisé en 1 seul coup d’œil
6) ça correspond à « k, » sur un clavier azerty
7) x et y varient de 0 à 254
8) souvent, mir.archlinux.fr est un bon choix pour ceux qui résident en France
 
install/base.txt · Dernière modification: 2010/03/10 10:27 par tuxce
 
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